HCC
| 20 septembre 2006
Sierre: Tel le Titanic |
| C’est une équipe en quête de rachat qui accueille les Neuchâtelois du haut. Après leur piteuse prestation de samedi face à Ajoie, on ose espérer que les hommes de Richemond Gosselin auront retenu la leçon. Si vendredi, lors de la venue de Viège, les pénalités n’avaient pas porté à conséquences, il n’en n’a pas été de même avec l’indiscipline manifestée dans le Jura. Leur adversaire du soir, après avoir perdu de justesse aux penalties face à Martigny, est allé s’imposer à la surprise générale à Malley face au LHC. C’est donc une équipe sans complexes et sans pression, mais surtout avide d’un deuxième exploit consécutif que les Sierrois affrontent. L’occasion semble effectivement belle pour les abeilles puisque c’est un HC Sierre-Anniviers décimé par les absences qui se présente sur la glace. Aux absences prolongées de Simard et Maurer, s’ajoutent celles de Summermatter, Wegmüller, Ançay et Veuthey pour des raisons diverses. Quant à Avanthay et son dos douloureux, sa présence en ce début de partie est uniquement due à toutes ses défections. D’ailleurs le natif de Champéry ne tardera pas à jeter l’éponge.
On entre tout de suite dans le vif du sujet. Métrailler, après moins de deux minutes, trompe un Kohler bien mal inspiré en la circonstance. Heureusement pour les hommes de Sheehan, que les Valaisans ne se montrent pas mieux inspirés. La preuve par deux, le temps que les Chaux-de-Fonniers trompent deux fois Zerzuben en infériorité numérique, s’il vous plaît !!! Mais que faisaient donc le pauvre Avanthay et son dos en compote sur la glace ? Avantage annulé deux minutes plus tard par le jeune Pannatier qui bat le portier Neuchâtelois une fois de plus pas à son avantage. Les deux formations sont habitées par une grosse fébrilité défensive, d’où des occasions qui se succèdent, surtout côté Neuchâtelois. Les Meuqueux reprennent les devants de façon litigieuse, Mr. Eichmann ayant sifflé un arrêt de jeu avant de revenir sur sa décision en voyant la rondelle au fond des filets. Seul hic, Roy piochait depuis cinq secondes dans le slot sierrois, d’où le coup de sifflet préalable du directeur de jeu….
Ce sont des Valaisans bien pâlichons qui empoignent cette deuxième période. Même les supériorités numériques restent stériles. Ce sont au contraire les coéquipiers de Roy qui se créent les meilleures opportunités en contre, domaine dans lequel ils excellent. Les Sierrois boivent le calice jusqu’à la lie en encaissant un quatrième goal, le troisième avec un homme de plus sur la glace. Cela devient carrément la Bérézina lorsque Zerzuben laisse échapper deux tirs anodins en l’espace de 71 secondes. Sur leur cinquième réalisation, les jaune et bleu n’ont besoin que de cinq secondes pour concrétiser leur premier avantage numérique de la période. Tout un symbole. Le tiers se termine sur un penalty en faveur des Valaisans. C’est Cormier qui est chargé de jouer les justiciers. Malheureusement, pour le Canadien de poche, il enlève trop son essai. C’est sur ce débours de quatre buts et les huées de leur maigre public que les Sierrois regagnent les vestiaires.
La cause étant entendue depuis belle lurette, c’est dans l’indifférence générale que les abeilles inscrivent une septième réussite, la quatrième de Neininger, alors que Tacchini ne chauffe le banc de l’infamie que depuis neuf secondes côté Sierrois. Le match sombre dans la monotonie la plus totale. Encore heureux pour les spectateurs présents que la Chaux-de-fonds joue le jeu jusqu’au bout, car du côté des hommes de Gosselin, on a abdiqué depuis longtemps. Preuve en est cette double supériorité numérique qui se termine sous les quolibets d’un public excédé par la tournure des évènements. C’est sur cette gifle, en forme de coup de semonce, que les protagonistes se séparent. Il est inutile de chercher des excuses et encore moins de trouver un coupable à cette débâcle. Du gardien en passant par la défense et l’attaque, du box-play au jeu de puissance, rien, mais vraiment rien n'a fonctionné ce soir. A l’image du Titanic, c’est tout le navire Sierrois qui a sombré corps et âme. Au capitaine Gosselin de le remettre le plus vite possible à flots. Prochain port, Bienne ce samedi. Pour les Neuchâtelois du haut, après leur victoire face au LHC, c’est une belle confirmation, acquise qui plus est avec brio, leur victoire ne devant rien au hasard. Prochain rendez-vous aux Mélèzes avec la réception de Thurgovie, une autre surprise de ce championnat, pour un choc qui s’annonce chic. Au public Neuchâtelois de jouer en se déplaçant massivement.
Patinoire du Graben : 2096 spectateurs
Arbitres : Eichmann Stefan; Bürgi Roger; Marti Stefan
Compositions des équipes :
Absents :
Top scorers :
Pénalités :
Buts :
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